Réflexions sur les personnes qui rejettent la responsabilité de leur propre comportement sur les autres

Publié le 3 juin 2026 à 10:25

Je suis stupéfaite de voir des gens rejeter la responsabilité de leur propre comportement sur les autres...

Je suis perplexe devant ces gens qui accusent les autres de choses qu’ils font eux-mêmes...

Surtout quand les actes dont ils accusent les autres, ils les commettent eux-mêmes aux yeux de tous !

C'est absurde !

Attention, le karma est impitoyable. Si tu lances une balle attachée à un élastique... elle te reviendra droit dans la figure.

Ces gens sont tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils ne se rendent même pas compte de ce qu'ils font.
Jésus a dit : « Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. »

Malheureusement, c’est un phénomène humain aussi vieux que les relations elles-mêmes : certaines personnes accusent les autres de comportements qu’elles adoptent elles-mêmes. Le menteur traite les autres de manipulateurs. La personne infidèle devient excessivement jalouse. La personne irrespectueuse se présente comme une victime perpétuelle. Derrière ces accusations répétées se cache souvent un mécanisme psychologique bien connu : la projection.

La projection consiste à attribuer aux autres ce que nous refusons de reconnaître en nous-mêmes. C’est une manière inconsciente de reporter notre propre culpabilité, nos peurs ou nos défauts sur une autre personne. Plutôt que d’affronter une vérité dérangeante, certaines personnes préfèrent rejeter la faute sur l’autre. Cela leur permet de protéger l’image qu’elles ont d’elles-mêmes et d’éviter l’introspection.

 

Il est important de comprendre qu’une accusation excessive en dit parfois plus long sur celui qui accuse que sur la personne accusée. Lorsqu’une personne voit constamment de la trahison, de la manipulation ou de la malveillance partout, cela peut refléter ses propres pensées, intentions ou comportements. Bien sûr, cela ne signifie pas que toute critique relève de la projection.

La jalousie peut être à l'origine de cette projection, comme mentionné précédemment : lorsque nous sommes jaloux de quelqu'un et que nous avons un ego surdimensionné, nous projetons nos propres défauts et actions sur cette personne.

Certains d’entre vous l’ont remarqué au sein de la communauté de la divulgation, et le plus regrettable est que cela sape ce qui compte vraiment : le message d’unité, les informations vitales pour l’humanité et la divulgation elle-même.

Soyez prudents, mes amis, une fois de plus… Faites preuve de discernement, comme le dit Corina Pataki : « On reconnaît un arbre à ses fruits… Alors regardez les fruits. »

 

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Commentaires

Pierre
il y a 2 mois

Comme vous le dites, Stéphanie, on peut voir la projection comme l'attribution aux autres ce qu'une personne refuse de reconnaître en elle-même.

La déduction qui s'ensuit alors est que cette personne est au pire une sorte de menteuse (envers elle-même) et au mieux une aveugle volontaire de son état. Nous ne voyons pas comment cette personne peut s'en sortir, à moins qu'elle accepte d'arrêter de se mentir. Et ça n'arrivera pas, car c'est lui demander de concevoir quelque chose qu'elle n'a jamais connu.


Je préfère une autre vision de la projection, celle qui, du point de vue de l'observateur, consiste à comprendre que la personne concernée ne connaît que les maux qu'elle reproche aux autres. C'est sa vie depuis son enfance et c'est devenu son référentiel. Elle ne peut pas concevoir l'honnêteté, la fidélité, l'intérêt pour la collectivité, ces choses n'existent pas pour elle. Ce sont des "niaiseries", comme diraient nos amis Québécois. En en discutant avec elle, elle risque même de ne pas comprendre ce dont on parle, car c'est plus que des utopies: ça n'existe pas! Elle ne se ment pas. Elle ne connaît pas!

Et en conséquence, la première chose à laquelle elle pense envers les autres est de projeter ce qu'elle connaît du monde. Somme toute, c'est naturel. Et ça explique certains criminels qui semblent témoigner avec une sincérité déconcertante.

Avec cette vision de la projection, la déduction que l'on peut faire à présent se tourne vers la Compassion. Non pas la compassion que serait de souffrir avec elle ou bien de tolérer et pardonner "parce que c'est une pauvre victime", non, non.

La compassion est l'extension de notre compréhension élargie (conscience) des causes originelles des comportements d'autrui dans le présent, incluant les causes ayant influé également les personnes qui ont guidé ses pas dans la vie.

Cette vision nous amène à reconstruire peu à peu avec cette personne un ensemble de situations et de ressentis douloureux, ainsi que leur origine dans le vécu de ses parents ou proches de son enfance.
Cette reconstitution va permettre à la personne d'apprendre à distinguer les moments où elle a été confrontée à des choix d'interprétation et où elle a abandonné de nombreuses options, par manque de compréhension des causes.

Et ainsi, cette personne peut être guidée à se reconstruire sur la base de prises de conscience successives et de l'intégration émotionnelle d'une toute nouvelle compréhension de sa vie et des influences, des interprétation erronées qu'elle a pu faire depuis sa toute petite enfance.


Pour l'observateur expérimenté, cette démarche de compréhension élargie des causes qui ont influé les décisions des personnes, le mène naturellement à élargir peu à peu, sa propre conscience des vécus, des émotions et des répercussions dans l'incarnation.
Ce chemin d'élargissement de la conscience mène tout droit, à chaque expérience un peu plus, à élargir sa capacité à aimer son prochain.

PierreTransformant