Il arrive un moment dans la vie où l’on sent que quelque chose ne va plus.
Pas forcément de manière spectaculaire. Plutôt comme une fatigue sourde. Une impression de ne plus être tout à fait à sa place dans sa propre vie.
On fait ce qu’il faut. On s’adapte. On compose.
Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose se tasse.
Ce moment-là est souvent un appel.
Un appel à revenir à soi.
Un appel à reprendre sa souveraineté.
L’estime de soi, ce lien fragile avec soi-même
L’estime de soi, ce n’est pas se sentir fort ou sûr de soi en permanence.
C’est la façon dont on se parle quand on doute.
C’est la manière dont on se traite quand on se trompe.
C’est ce que l’on croit, au fond, mériter.
Quand l’estime de soi est fragile, on cherche à l’extérieur ce que l’on ne s’accorde pas à l’intérieur. On attend que quelqu’un nous confirme que nous avons de la valeur, que nous sommes légitimes, que nous faisons “bien”.
Alors on s’ajuste. On ravale ce qui dérange. On accepte trop.
Pas par faiblesse, mais par peur de perdre le lien.
Quand on s’oublie pour être aimé
Petit à petit, sans même s’en rendre compte, on apprend à se mettre en retrait.
On dit oui quand on pense non.
On minimise ce que l’on ressent.
On se convainc que ce n’est “pas si grave”.
Mais à force de s’oublier, quelque chose se fissure.
Une distance s’installe entre ce que l’on vit et ce que l’on ressent vraiment.
Ce n’est pas une trahison consciente.
C’est souvent une stratégie ancienne, apprise très tôt : pour être aimé, il faut s’adapter.
Reprendre sa souveraineté, doucement
Reprendre sa souveraineté n’est pas un geste brutal.
Ce n’est pas couper des ponts ni se durcir.
C’est commencer à s’écouter à nouveau.
C’est reconnaître les endroits où l’on se force.
C’est accepter de ressentir l’inconfort plutôt que de continuer à se taire.
Cela peut être aussi simple que :
-
dire non une fois de plus qu’avant,
-
exprimer un besoin sans s’excuser,
-
s’autoriser à ne pas être d’accord,
-
choisir ce qui est juste pour soi, même si ce n’est pas compris.
Chaque petit choix compte.
L’estime de soi comme point d’ancrage
Plus on se respecte, plus l’estime de soi se renforce.
Et plus elle se renforce, plus il devient naturel de poser des limites.
L’estime de soi ne coupe pas des autres.
Elle permet des relations plus vraies, plus équilibrées.
Elle nous libère de l’obligation de plaire pour exister.
On commence alors à agir non plus pour être validé, mais pour être aligné.
Un chemin, pas une destination
Reprendre sa souveraineté est un chemin.
Il y aura des hésitations. Des retours en arrière. Des moments de doute.
Mais chaque fois que l’on choisit de se respecter, même discrètement, quelque chose se réajuste à l’intérieur.
On ne devient pas quelqu’un d’autre.
On revient simplement à soi.
Et parfois, cela suffit à transformer toute une vie.
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